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    Amnesty évoque un déclin radical des droits en Tunisie

    Amnesty évoque un déclin radical des droits en Tunisie

    L’organisation Amnesty International a déclaré que la Tunisie connaît un recul radical dans le domaine des droits de l’homme depuis la révolution de 2011. La Secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a exprimé son « inquiétude et sa tristesse » face à cette évolution.

    Au terme d’une visite de 4 jours en Tunisie, elle a rencontré des défenseurs des droits de l’homme, des représentants de la société civile, l’Association des magistrats tunisiens, des avocats, des partis politiques, des journalistes, des victimes de violations des droits de l’homme et des familles de détenus arbitraires.

    La situation actuelle en Tunisie

    Après 3 ans depuis la suspension du parlement par le président Kais Saied et son commencement à s’emparer du contrôle de l’État, les violations qui étaient perçues comme faisant partie du passé de la Tunisie sont devenues plus flagrantes et systématiques.

    Agnes Callamard a souligné que l’institution judiciaire « a été soumise à une pression accrue, tandis que les arrestations et les poursuites arbitraires se multiplient, touchant les leaders de l’opposition politique, les journalistes, les activistes, les avocats, les juges, les syndicalistes, les hommes d’affaires, les fonctionnaires, les juges et les activistes, ainsi que les immigrés et les réfugiés ».

    Pendant sa visite, elle a constaté une répression gouvernementale accrue à l’approche des élections présidentielles d’octobre, remplaçant ainsi les discussions animées du paysage politique pluriel par un climat de peur et de terreur.

    Situation des acteurs politiques en Tunisie

    De nombreux leaders de l’opposition politique et des critiques du gouvernement sont arbitrairement détenus. Les candidats à la présidence font face à des restrictions et des poursuites judiciaires, des journalistes et des commentateurs sont emprisonnés, et la société civile est menacée par une répression accrue.

    Agnes Callamard a noté que la plupart des chefs de partis d’opposition sont en détention provisoire, parmi lesquels Essam Chebbi, Secrétaire général du Parti républicain, Ghazi Chaouachi, ancien Secrétaire général du Courant, Jawhar Ben Mbarek, un leader de l’Alliance politique Front de salut, ainsi que Abir Moussi, Secrétaire générale du Parti destourien libre. Egalement, de nombreux hauts dirigeants du mouvement Ennahda, comme Rached Ghannouchi, Noureddine El Bahiri, Sahbi Atig, entre autres.

    Appel à l’action

    Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à abandonner les « accusations fallacieuses » portées contre les opposants et les critiques, à libérer tous les détenus arbitraires pour avoir simplement exercé leurs droits humains, et à annuler toutes les mesures visant à saper le pouvoir judiciaire.

    Il est crucial d’agir rapidement pour mettre fin à la violation des droits de l’homme en Tunisie et rétablir l’état de droit et la démocratie dans le pays.

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