Le 26 janvier, l’Enseignement catholique a annoncé la fermeture définitive de l’institut catholique privé Notre-Dame de Bétharram, situé dans le Béarn, après des années de plaintes pour violences et agressions sexuelles. Le site n’accueillera plus d’élèves et les 160 collégiens encore scolarisés vont déménager vers l’Ensemble scolaire du Beau Rameau, à Igon (Pyrénées-Atlantiques). Un nouveau rendez-vous est prévu avant l’été pour préciser le déménagement, dont le coût est estimé à plus de deux millions d’euros. Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d’anciens élèves et visent des prêtres et des laïcs sur des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000; la congrégation des pères de Bétharram a reconnu sa responsabilité et compte indemniser toutes les victimes.

À Bétharram, fermeture définitive annoncée par l’Enseignement catholique
Selon l’Enseignement catholique, l’institut ne rouvrira plus ses portes et la décision est effective après un épisode d’incertitude la semaine précédente. Les 160 collégiens encore scolarisés seront transférés à moins de cinq kilomètres, vers l’Ensemble scolaire Beau Rameau, à Igon, dans les Pyrénées-Atlantiques.
« Aujourd’hui les conditions de ces déménagements ne sont pas pleinement remplies. Si ce n’est pas à la rentrée 2026 ce sera à la rentrée 2027 », a déclaré Guillaume Prévost, le secrétaire général de l’Enseignement catholique, ajoutant que les élèves, leurs familles et les enseignants puissent « sereinement se projeter dans un cadre éducatif apaisé ».
« Nous nous sommes donné trois mois pour aboutir », a-t-il affirmé, assurant qu’une seule chose nous guide, la responsabilité.
Déménagement des élèves et coût estimé
Le déménagement est prévu dans un rayon proche et vise à préserver la continuité éducative des élèves, tout en facilitant le travail des équipes actuelles. Le coût du déménagement est estimé à plus de deux millions d’euros, et un rendez-vous avant l’été doit préciser les modalités logistiques et éducatives de ce transfert, qui concerne 160 collégiens du Béarn.
Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d’anciens élèves de Notre-Dame-de-Bétharram auprès du parquet de Pau, mettant en cause des prêtres et des laïcs pour des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000. Des violences avaient été dénoncées dès les années 1990 mais la parole des anciens élèves ne s’est libérée qu’à partir de l’automne 2023, dénonçant des actes de violences sexuelles et des sévices. Des faits pour lesquels la congrégation des pères de Bétharram a reconnu sa responsabilité, l’an dernier après que le scandale eut éclaté, et compte indemniser toutes les victimes. Le déménagement est programmé et un rendez-vous est prévu avant l’été pour préciser les modalités logistiques et éducatives.