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    Échec du radical Wilders à rassembler le soutien pour gouverner

    Échec du radical Wilders à rassembler le soutien pour gouverner

    Le chef de l’extrême droite et anti-islam [Geert Wilders](https://nicolas.gide.com/fr/encyclopedia/2016/11/1/GEERT-WILDERS-ANTI-ISLAM-RADICAL-RIGHT) a annoncé hier, mercredi, son échec à former une coalition gouvernementale avec lui en tant que Premier ministre aux [Pays-Bas](https://nicolas.gide.com/fr/encyclopedia/2014/10/30/PAYS-BAS), dans une déclaration qui intervient 4 mois après sa victoire surprise aux élections législatives.

    Le « Parti pour la liberté et la démocratie » conservateur dirigé par le Premier ministre sortant Mark Rutte, ainsi que le parti « Nouvelle alliance sociale » du centre-droit, ont refusé de former une coalition sous la direction de Wilders.

    Wilders, qui a mené sa campagne électorale sur une plateforme anti-immigration et anti-islam, a déclaré sur la plateforme X : « Je ne peux devenir Premier ministre que si tous les partis de la coalition me soutiennent. Ce n’est pas le cas. »

    Il a exprimé sa volonté de renoncer à la fonction de Premier ministre après des mois de consultations avec des partenaires potentiels pour former un gouvernement de coalition, en déclarant : « Mon amour pour mon pays et mes électeurs est grand et plus important que ma fonction. »

    Wilders a souligné qu’il souhaitait un « gouvernement de droite, avec moins de demandeurs d’asile et d’immigration. Les Néerlandais d’abord. »

    Le parti « Pour la liberté » dirigé par Wilders avait remporté les élections parlementaires qui ont eu lieu en novembre dernier en obtenant 37 sièges au parlement sur 150, mais il lui faut au moins deux autres partis pour obtenir une majorité.

    Gouvernement de technocrates

    L’annonce de Wilders survient alors que les médias néerlandais font état d’une percée qui pourrait conduire à la formation d’un gouvernement de technocrates que Wilders ne pourrait pas diriger.

    Selon le superviseur des négociations en cours pour former un gouvernement de coalition, les partis politiques se sont dits prêts à prendre « la prochaine étape » après des discussions « intenses » tenues lundi et mardi.

    Wilders avait toujours affirmé son désir de diriger son pays après sa victoire électorale. Cependant, les espoirs du chef d’extrême droite de devenir Premier ministre se sont heurtés au mur des négociations politiques.

    Pour faciliter la coopération, Wilders a gelé plusieurs politiques de son parti, notamment le retrait de propositions législatives visant à interdire le Coran et à priver les personnes ayant une double nationalité de leurs droits civils. Il a également renoncé à s’opposer à une plus grande aide militaire à l’Ukraine.

    La forme exacte du gouvernement de technocrates qui sera formé n’a pas encore été définie, mais cela signifie que les dirigeants des partis impliqués dans les négociations, y compris Wilders, ne pourront pas y participer.

    Selon la chaîne de télévision gouvernementale « NS », le maintien de Wilders à la tête de son groupe parlementaire lui permettra de rester « libre » dans ses paroles et ses actes sans être lié aux autres partis membres de la coalition.

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