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    Mélenchon: Macron doit partir si Bayrou n’obtient pas la confiance

    France

    Des semaines après l’annonce de François Bayrou de solliciter un vote de confiance à l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon affirme que Emmanuel Macron « doit partir » si Bayrou n’obtient pas la confiance de l’Assemblée le 8 septembre. Cette position ravive le débat sur la stabilité institutionnelle et sur les recours possibles, allant d’un renouvellement du gouvernement à une dissolution et à des motions de destitution. Le contexte reste polarisé, avec des réactions variées chez les ministres et dans les rangs de l’opposition.

    Le vote de confiance du 8 septembre à l’Assemblée nationale

    La demande de Bayrou pour un vote de confiance et le dépôt par Mélenchon d’une nouvelle motion de destitution contre le président ont été présentés comme les axes centraux des débats. « Il faut empêcher Emmanuel Macron de nommer pour la troisième fois un Premier ministre qui ferait la même politique. Voilà pourquoi il faut le destituer. Le chaos, c’est Macron », a-t-il déclaré sur France Inter. « Le sujet c’est Monsieur Macron, il doit s’en aller et le peuple français doit choisir entre la politique de l’offre de baisse du prix du travail et la politique de la relance écologique et sociale », a-t-il insisté.

    Le leader de la France insoumise a salué « la réponse digne » de François Bayrou de solliciter un vote de confiance de l’Assemblée, tout en soulignant qu’« il y a une crise de régime (…) Ce qui est à l’ordre du jour, c’est le passage à une VIe République (…) La Ve République a atteint sa limite parce qu’elle confie un pouvoir excessif à une personne qui peut gouverner pendant si longtemps sans aucune majorité », a-t-il estimé.

    Mélenchon et Macron dans le débat public
    Mélenchon appelle à un départ de Macron et à une révision de l’ordre politique.

    Réactions des ministres et de l’opposition

    Le ministre de l’Économie Eric Lombard a assuré ce mardi être « à la bataille » pour que le gouvernement emporte une majorité lors du vote de confiance du 8 septembre à l’Assemblée nationale grâce à un travail de « conviction ». Il a précisé qu’il n’anticipait « absolument pas » une chute du gouvernement, malgré les prédictions des principaux partis d’opposition lundi soir.

    Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a, lui, affirmé sur France 2 qu’il ne fallait pas écarter la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale en cas de chute du gouvernement le 8 septembre. « Il vaut mieux pouvoir trouver un compromis avec les groupes politiques à l’Assemblée. La dissolution coûte cher à la France bien sûr, mais il ne faut pas écarter cette hypothèse », a-t-il dit, rappelant qu’il revenait « au président de la République de décider ».

    Par ailleurs, l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU Solidaires) a annoncé une réunion plus précoce et envisage des mobilisations, dont l’appel à bloquer le pays le 10 septembre, mouvement appuyé par un sondage Toluna-Harris indiquant que 2 Français sur 3 soutiennent ce type de mobilisation.

    Réactions parlementaires et mouvements sociaux
    Six groupes de l’Assemblée se sont d’ores et déjà positionnés contre la confiance.

    Perspective et enjeux autour d’une dissolution

    Au-delà du vote du 8 septembre, le paysage politique demeure incertain. Six groupes de l’Assemblée se sont d’ores et déjà positionnés contre la confiance, et les discussions portent sur les majorités possibles et les voies de sortie. Selon le récit de Mélenchon, le plus court chemin serait le départ du président; de leur côté, les ministres et les oppositions évaluent les risques et les coûts politiques d’une dissolution. Les mobilisations et les équilibres parlementaires seront déterminants pour le sort du gouvernement Bayrou et pour l’éventualité d’un nouveau round politique.

    Selon un sondage Toluna-Harris pour RTL, environ deux Français sur trois soutiennent les mobilisations envisagées, ce qui nourrit les calculs des acteurs politiques sur les prochaines étapes et les possibles majorités à obtenir au parlement.

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