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    Négociations nucléaires entre Iran et Europe à Genève face aux sanctions imminentes

    France, Iran

    Genève : négociations nucléaires Iran Europe attendues mardi

    La télévision d’État iranienne a rapporté lundi que « On Tuesday, Iran and the three European parties to the 2015 nuclear deal, along with the European Union, will hold a new round of talks at the level of deputy foreign ministers in Geneva. » La réunion, annoncée dans le communiqué, doit réunir l’Iran ainsi que la France, la Grande‑Bretagne et l’Allemagne, parties au pacte nucléaire de 2015.

    Drapeau iranien devant une centrale nucléaire

    Il s’agira du deuxième cycle de pourparlers depuis la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël à la mi‑juin, conflit au cours duquel les États‑Unis auraient mené des frappes contre des installations nucléaires iraniennes, selon le récit publiquement disponible. Le précédent tour de table s’était tenu à Istanbul le 25 juillet.

    Menace de « snapback » et positions des parties avant octobre

    Les trois pays européens ont menacé d’activer un « snapback mechanism » prévu par l’accord de 2015, mécanisme qui réimposerait des sanctions de l’ONU levées dans le cadre du texte si l’Iran ne réduisait pas son enrichissement d’uranium et ne rétablissait pas la coopération avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

    Après la guerre avec Israël, l’Iran a suspendu sa coopération avec l’AIEA, dénonçant selon Téhéran « the International Atomic Energy Agency’s failure to condemn Israeli and US strikes on its nuclear facilities. » Ce désengagement a contribué à la détérioration des négociations nucléaires avec Washington.

    Selon plusieurs déclarations publiques citées par l’AFP, les dirigeants européens ont pressé Téhéran d’engager des discussions rapides pour éviter l’activation de la clause de « snapback ». Le ministre français des Affaires étrangères, Jean‑Noel Barrot, a indiqué sur X : « We have just made an important call to our Iranian counterpart regarding the nuclear programme and the sanctions against Iran that we are preparing to reimpose. » Il a ajouté : « Time is running out. A new meeting will take place next week on this issue. »

    Le ministre allemand Johann Wadephul a écrit sur X : « We have been clear that we will not let the snapback of sanctions expire unless there is a verifiable and durable deal. » La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a aussi déclaré : « With the deadline for the snapback mechanism fast approaching, Iran’s readiness to engage with the US is crucial. Iran must also fully cooperate » with the IAEA.

    Le délai pour activer le mécanisme de réimposition des sanctions court jusqu’en octobre, mais les Européens avaient fixé un objectif interne à la fin du mois d’août ; le Financial Times a rapporté que Bruxelles était prêt à prolonger ce délai si Téhéran renouait le dialogue avec Washington et l’AIEA. L’Iran a toutefois contesté la compétence des Européens à prolonger ou déclencher un tel mécanisme.

    Jalons historiques rappelés et positions de Téhéran

    Le pacte de 2015, officiellement nommé Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), avait permis de lever des sanctions en échange de limitations sur le programme nucléaire iranien, destinées à empêcher la fabrication d’une arme nucléaire, objectif que Téhéran a toujours nié vouloir atteindre.

    La sortie unilatérale des États‑Unis de l’accord en 2018, sous la présidence de Donald Trump, et le rétablissement de sanctions économiques ont poussé l’Iran à revenir sur plusieurs de ses engagements, notamment sur l’enrichissement d’uranium. À l’époque, Londres, Paris et Berlin avaient réaffirmé leur attachement à l’accord et l’intention de continuer à commercer avec Téhéran, empêchant ainsi la réactivation des sanctions onusiennes malgré la décision américaine.

    De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé que « the Europeans have no right to do so » en référence à une éventuelle prolongation du délai par les pays européens. Il a également souligné que « this is a decision that must essentially be taken by the United Nations Security Council; and while the Islamic Republic of Iran has its own principled positions and views in this regard, it is not involved in this process. »

    Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré dans une interview publiée sur le site du guide suprême que les Européens « are carrying out part of America’s operations » en poursuivant l’option du snapback. Il a ajouté que « the possibility has always existed » for l’Iran de quitter le Traité sur la non‑prolifération nucléaire (TNP), tout en assurant que le pays est resté membre bien que, selon lui, le traité ne lui apporte « no benefit ».

    Prochaines étapes et calendrier d’ici octobre

    Les parties se retrouvent donc à Genève pour tenter de clarifier la situation et, potentiellement, de gagner du temps face à l’échéance d’octobre pour l’activation du mécanisme de réimposition des sanctions. Les discussions sont présentées comme un effort pour ramener Téhéran à une coopération vérifiable avec l’AIEA et, parallèlement, pour évaluer toute possibilité d’engagement entre l’Iran et les États‑Unis.

    La tenue de ces entretiens intervient après une série de contacts bilatéraux et multilatéraux depuis la reprise des tensions régionales en juin ; le résultat de ces pourparlers déterminera en grande partie la possibilité d’éviter la réimposition des sanctions onusiennes.

    Négociations Nucléaires Iran Europe | Iran | Nucléaire | Sanctions | Genève | Europe | France
    source:https://www.spacewar.com/reports/Iran_nuclear_talks_with_European_powers_to_be_held_in_Geneva_999.html

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