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Jour du dépassement : La Terre épuisée en 7 mois

Par Sara 1 min de lecture France

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La planète a épuisé ce jeudi toutes ses ressources naturelles pour l’année en seulement sept mois, marquant ainsi une échéance toujours plus précoce, selon l’ONG Global Footprint Network.

Le jour du dépassement en chiffres

Ce jeudi 24 juillet, la Terre a déjà consommé l’ensemble des ressources qu’elle peut produire en un an, soit huit jours plus tôt qu’en 2024. Appelée « jour du dépassement », cette date représente le moment où l’humanité a utilisé toutes les ressources naturelles nécessaires pour se régénérer ou absorber ses déchets en une année. En 1970, ce jour était le 29 décembre, illustrant bien l’aggravation de la situation écologique actuelle.

Une situation alarmante

Les alertes de l’ONG soulignent que « les humains émettent plus de CO₂ que la biosphère ne peut en absorber, consomment plus d’eau douce qu’elle n’en produit, coupent plus d’arbres qu’ils ne peuvent en replanter et pêchent plus vite que les stocks ne se reconstituent ». Ces chiffres font partie d’un rapport qui dévoile une consommation actuelle de 80 % des ressources supplémentaires par rapport à ce que les écosystèmes peuvent régénérer, soit l’équivalent de « 1,8 planète Terre ».

Le classement des pays

Global Footprint Network a également dressé un classement du jour de dépassement dans 86 pays. Le Qatar arrive en tête, avec une date de dépassement fixée au 6 février, suivi par le Luxembourg (17 février) et Singapour (26 février). La France se positionne à la 26ᵉ place, atteignant son jour de dépassement le 19 avril.

Conséquences écologiques et sociales

Ce crédit écologique entraîne une perte de biodiversité, de la déforestation, ainsi qu’une accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ces facteurs contribuent à des phénomènes météorologiques extrêmes, à l’insécurité alimentaire et énergétique, ainsi qu’à des crises sanitaires et des conflits.

Vers un avenir durable

Le Dr Paul Shrivastava, professeur à l’université d’État de Pennsylvanie, souligne qu’éviter ce défaut de paiement écologique est possible grâce à notre capacité économique. Il appelle à développer la volonté politique, allant des comportements des consommateurs individuels aux stratégies économiques des gouvernements.

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