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    Le Congrès espagnol planifie le débat sur la loi anti-taurine soutenue par Urtasun

    Espagne

    Le Congrès espagnol a fixé un calendrier pour débattre de la loi anti-taurine portée par la plateforme No es mi cultura et soutenue par Ernest Urtasun, relançant le débat sur la place de la tauromachie dans la législation culturelle espagnole.

    Calendrier au Congrès pour la loi anti‑taurine en Espagne

    La Mesa du Congrès a prévu de convoquer ce mercredi la Commission de la Culture afin que, la semaine prochaine, les rapporteurs présentent formellement le texte de l’initiative législative populaire (ILP) devant la commission. Après cette présentation s’ouvrira un délai d’environ deux semaines pour que le Plénum vote l’amendement d’ensemble ; si ce vote est dépassé, le débat sur la proposition de loi pourra s’engager.

    La procédure marque l’entrée en phase parlementaire d’une initiative qui vise à supprimer la protection de la tauromachie inscrite par la loi 18/2013, votée à l’époque par une majorité absolue du Parti populaire. La commission promotrice de l’ILP a ainsi formalisé la demande de mise en discussion du texte et entame les étapes prévues par le règlement pour une proposition citoyenne.

    Texte, signatures et portée juridique de l’initiative

    La plateforme No es mi cultura a déposé l’ILP au Congrès en février en présentant 715 606 signatures. La Junta Electoral Central en a validé 664 777, soit nettement plus que le seuil légal de 500 000 signatures requis pour que la proposition soit prise en compte.

    Promoteurs de l'ILP présentant les signatures
    Los promotores de la ILP, el día que presentaron las firmas en el Congreso

    Les promoteurs demandent l’abrogation de la loi 18/2013 qui a élevé la tauromachie au rang de patrimoine culturel et qui, depuis sa promulgation, sert de bouclier juridique pour les corridas face aux tentatives d’interdiction ou à la suppression des aides publiques. Leur objectif est de rendre aux communautés autonomes la pleine compétence sur la question, afin qu’elles puissent, si elles le souhaitent, interdire les corridas sur leur territoire.

    Position des partis et rôle d’Ernest Urtasun

    Le soutien explicite de Sumar et de Podemos est acquis depuis le début, tandis que le Partido Popular et Vox ont déjà annoncé leur rejet. La position du PSOE est donc considérée comme déterminante pour le sort de l’ILP.

    La commission promotrice a envoyé cette semaine une lettre à Pedro Sánchez pour solliciter une réunion formelle et son appui explicite à la proposition. Sur le dossier taurino, M. Sánchez avait auparavant écarté l’idée d’une interdiction durant la présente législature ; interviewé après la suppression du prix national de tauromachie par le ministre de la Culture, il avait déclaré : «A mí no me gustan los toros».

    La question est revenue au centre de l’agenda politique en grande partie en raison de la position antitaurine affichée par Ernest Urtasun. C’est lui, selon le texte, qui a supprimé le prix national de tauromachie et qui a écarté le secteur lors de l’attribution des Médailles d’or des Beaux‑Arts.

    Ambiguïtés du PSOE et réactions locales

    Jusqu’à présent, le PSOE a adopté une attitude jugée ambiguë : il s’est abstenu au Sénat sur une motion visant à rétablir le prix national de tauromachie, puis a voté avec Sumar contre une initiative comparable au Congrès. Cette double posture illustre la tension interne autour d’un sujet sensible pour plusieurs territoires et électorats.

    Emiliano García‑Page, président socialiste de Castille‑La Manche, s’est montré particulièrement critique à l’égard d’Ernest Urtasun et a promu, avec plusieurs communautés gouvernées par le PP, la création d’un prix national alternatif à celui qui a été supprimé.

    Prochaines étapes et enjeux procéduraux

    Les prochaines actions à suivre sont la présentation formelle du texte par les rapporteurs en commission la semaine prochaine, le vote éventuel de l’amendement d’ensemble au Plénum dans le délai d’environ deux semaines, puis, si l’amendement est rejeté, l’ouverture du débat parlementaire sur la proposition de loi.

    La suite dépendra donc des majorités parlementaires lors des différents scrutins : le résultat déterminera si l’initiative citoyenne pourra aboutir à une modification de la protection juridique dont bénéficie actuellement la tauromachie en Espagne.

    Loi Anti-taurine | Tauromachie | Espagne | Urtasun | Loi | Culture
    source:https://www.abc.es/cultura/congreso-pone-fecha-debatir-ley-antitaurina-apoya-20250917190449-nt.html

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