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    Trump doute de l’arrêt de l’enrichissement iranien, la Russie s’implique

    Iran, États-Unis, Russie

    Le président américain Donald Trump a exprimé ce mercredi ses doutes quant à la possibilité que l’Iran accepte de mettre fin à l’enrichissement de l’uranium. Il estime que sa confiance dans ce processus diminue progressivement. Parallèlement, la Russie est intervenue en proposant son aide pour recevoir l’uranium hautement enrichi en provenance de Téhéran.

    Lors d’un podcast intitulé « Pod Force One », Trump a indiqué qu’il avait initialement cru pouvoir convaincre l’Iran d’abandonner son programme nucléaire, mais que cette confiance s’érode depuis deux mois. Selon lui, les Iraniens semblent recourir à des tactiques dilatoires.

    Il a réaffirmé que Washington ne permettra en aucun cas à Téhéran de développer une arme nucléaire via un enrichissement d’uranium à des niveaux élevés de pureté fissile, que ce soit dans le cadre d’un accord ou en l’absence de celui-ci.

    Position iranienne

    De son côté, Reza Najafi, représentant permanent de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a confirmé que son pays poursuit des négociations « sérieuses et indirectes » avec Washington en vue d’un accord qui respecterait les droits iraniens, notamment celui de l’enrichissement sur son territoire.

    Le diplomate a précisé :

    • « Un accord est possible si nos droits, y compris l’enrichissement dans nos territoires, sont respectés. »
    • « Nous continuons des discussions indirectes avec les États-Unis et sommes déterminés à parvenir à un accord équitable. »

    Par ailleurs, Najafi a accusé la troïka européenne d’avoir gravement violé la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avait validé l’accord nucléaire conclu entre Téhéran et les grandes puissances.

    Une nouvelle ronde de négociations entre les États-Unis et l’Iran est prévue dimanche prochain à Mascate, capitale d’Oman. Ces discussions se concentreront sur le dossier nucléaire iranien alors que des divergences persistantes subsistent, notamment sur la question de l’enrichissement de l’uranium, près de deux mois après le début des pourparlers.

    L’appui russe

    Dans le même temps, des médias russes ont rapporté que Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, a souligné la nécessité de redoubler d’efforts pour trouver une solution et que Moscou était prête à apporter son aide à travers des idées et des moyens concrets.

    Riabkov a déclaré :

    • « Nous sommes prêts à aider Washington et Téhéran, non seulement politiquement, en fournissant des idées utiles aux négociations, mais aussi pratiquement, en exportant l’excès de matériaux nucléaires produits par l’Iran. »
    • « Ces matériaux pourraient ensuite être transformés, par exemple, en combustibles pour réacteurs. »

    Il n’a toutefois pas précisé si ce combustible nucléaire serait retourné en Iran pour alimenter son programme civil de production d’énergie auquel la Russie contribue.

    Les États-Unis souhaitent que tout l’uranium hautement enrichi soit exporté hors d’Iran, tandis que Téhéran ne veut se séparer que des quantités excédentaires au plafond fixé par l’accord de 2015, refusant un arrêt total de l’enrichissement.

    De son côté, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a affirmé que la Russie était prête à accueillir l’uranium et a déclaré aux journalistes : « Il est très important de souligner que la Russie serait prête à fournir ces services si nécessaire et si les parties le jugent indispensable. »

    La Russie, première puissance nucléaire mondiale, s’oppose à ce que l’Iran possède des armes nucléaires, mais considère que Téhéran a le droit de développer un programme nucléaire à des fins civiles. Elle estime aussi que tout recours à la force militaire contre l’Iran serait illégal et inacceptable.

    Contexte des négociations

    L’Iran a annoncé qu’il présenterait une proposition de contre-offre à la dernière version du texte américain, critiquée pour son échec à alléger les sanctions en échange de restrictions sur le programme nucléaire iranien.

    Depuis avril dernier, Téhéran et Washington ont tenu cinq cycles de négociations, ce qui constitue le niveau le plus élevé de contacts depuis le retrait américain de l’accord nucléaire de 2015 durant la première présidence de Trump.

    Le président Trump a menacé à plusieurs reprises d’utiliser la force militaire contre l’Iran si celui-ci refusait de mettre fin à son programme nucléaire. Il a déclaré :

    • « Si une action militaire devient nécessaire, elle sera entreprise, avec une importante participation d’Israël, qui jouera un rôle clé. »
    • « Mais personne ne nous guidera, nous ferons ce que nous voulons. »
    source:https://www.aljazeera.net/news/2025/6/11/%d8%b9%d8%a7%d8%ac%d9%84-%d9%85%d9%86%d8%af%d9%88%d8%a8-%d8%a5%d9%8a%d8%b1%d8%a7%d9%86-%d9%84%d8%af%d9%89-%d8%a7%d9%84%d9%88%d9%83%d8%a7%d9%84%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d8%af%d9%88%d9%84%d9%8a%d8%a9

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