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    Trump impose un contrôle sur les journalistes à la Maison Blanche

    États-Unis

    Le conflit entre la Maison Blanche et les médias traditionnels américains s’intensifie, alors que l’administration Trump modifie les règles qui régissent l’accès des journalistes aux événements publics du président. Cette décision soulève des préoccupations sur la liberté de la presse aux États-Unis.

    Un changement de paradigme à la Maison Blanche

    Mercredi, la nouvelle administration Trump a annoncé qu’elle ne se fierait plus à la White House Correspondents’ Association (WHCA) pour désigner les journalistes autorisés à suivre le président lors de ses sorties publiques. Désormais, cette responsabilité incombera directement à l’office de presse de la Maison Blanche.

    Trump a clairement déclaré : “Nous déciderons”, soulignant que la possibilité d’accompagner le président est un “privilège accordé par le président à la presse, et non un droit”. Ce changement rompt avec une tradition établie depuis des décennies, visant à garantir l’indépendance des journalistes vis-à-vis des ingérences gouvernementales.

    Modification des groupes de journalistes

    Traditionnellement, le “pool présidentiel” était formé de 13 journalistes choisis parmi les correspondants de la presse écrite, de la radio et de la télévision, pour transmettre directement les déclarations présidentielles. Des agences comme l’Associated Press (AP), Bloomberg et Reuters étaient des membres constants de ce groupe.

    Le mercredi en question, alors que la WHCA avait désigné l’HuffPost pour suivre le premier cabinet présidentiel, la Maison Blanche a imposé Axios. Cette décision a été interprétée comme un acte de revanche, car Trump avait mal réagi à une question posée par un journaliste de l’HuffPost lors d’une précédente interaction.

    Exclusion et tensions avec les médias

    En parallèle, l’administration a exclu Reuters du pool permanent, l’accusant d’être “de gauche radicale”. Pire encore pour l’AP, qui a été bannie du pool, du Bureau ovale et d’Air Force One après avoir refusé d’utiliser le terme “Gulf of America” pour désigner le Golfe du Mexique, comme le demandait Trump.

    En conséquence, l’AP a intenté une action en justice contre la Maison Blanche, invoquant le premier amendement. Cependant, un juge fédéral a rejeté sa demande de réintégration, renvoyant la question à un procès qui débutera le 20 mars.

    Réactions des journalistes et implications

    Des figures comme Peter Baker, journaliste au New York Times, comparent les actions de Trump à celles de Vladimir Poutine, soulignant que l’exclusion des médias critiques pourrait nuire à la transparence et à la liberté d’expression. Jacqui Heinrich de Fox News a également exprimé son inquiétude, affirmant que ces décisions renforcent le pouvoir de la Maison Blanche au détriment du public.

    Impact sur la confiance du public

    Les experts s’inquiètent que cette manœuvre ne fasse qu’accroître la méfiance du public à l’égard des médias. Selon Anna Merlan de Mother Jones, l’inclusion de médias moins professionnels, tels que des blogs et des podcasts, pourrait diminuer la qualité du journalisme et la capacité de la presse à remplir son rôle critique.

    Trump Journalistes Maison Blanche | Trump | Maison Blanche | Journalistes | Liberté De Presse | États-unis
    source:https://www.ilfattoquotidiano.it/2025/02/27/il-bavaglio-di-trump-alla-stampa-critica-dora-in-avanti-la-casa-bianca-decidera-quali-giornalisti-ammettere-alle-conferenze/7894726/

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