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    Turquie : Clarifications sur la situation gouvernementale syrienne

    Turquie : Clarifications sur la situation gouvernementale syrienne

    Un réunion tenue au début de ce mois à l’aéroport de Gaziantep, dans le sud de la Turquie, a rassemblé des représentants du ministère des Affaires étrangères et des services de renseignement turcs avec des dirigeants du coalition nationale syrienne, du gouvernement intérimaire et de la Haute Commission de négociation, ainsi que des chefs de tribus et du Conseil des tribus. Cette rencontre a révélé de vives tensions entre le Premier ministre du gouvernement syrien intérimaire, Abdul Rahman Mustafa, et la « Jabha al-Chamia » liée à l’armée nationale syrienne.

    Tensions internes au sein du gouvernement

    En conséquence, la « Jabha al-Chamia » a annoncé un « gel » de sa coopération avec le gouvernement intérimaire, exigeant que la coalition nationale retire sa confiance et traduise en justice son président, Abdul Rahman Mustafa. Dans un communiqué publié le 4 septembre, la Jabha a dénoncé ce qu’elle considérait comme une « hostilité sans précédent » de la part du Premier ministre, ce qui, selon elle, nuit à la cause de la révolution syrienne et aggrave les tensions internes.

    Mésinformation sur des changements de leadership

    Des rumeurs circulaient ces dernières semaines, relayées par plusieurs médias et réseaux sociaux, affirmant qu’une décision turque avait été prise pour destituer Abdul Rahman Mustafa et nommer Abdul Majid Barakat comme son successeur. Cependant, une source bien informée a confirmé à Al Jazeera que ces informations étaient inexactes. Il a précisé que la Turquie n’avait émis aucune décision officielle en ce sens, et que ce sujet n’avait pas été discuté ni avec des représentants de l’opposition syrienne ni au niveau bilatéral entre la Turquie et d’autres parties.

    Appel à une réforme

    La source a ajouté que la Turquie s’engageait à ne pas intervenir dans les nominations internes de l’opposition syrienne, tout en soulignant l’importance d’une compréhension mutuelle des enjeux actuels par toutes les parties concernées. Cela est d’autant plus crucial face aux conséquences de la guerre à Gaza et aux pressions économiques croissantes sur la Turquie, notamment sur le dossier des réfugiés.

    Demandes de retrait de confiance

    Par ailleurs, le président de la coalition nationale, Hadi al-Bahra, a reçu une demande de la part de Bezget Atas, un représentant de la Jabha al-Chamia, appelant au retrait de confiance d’Abdul Rahman Mustafa et de son gouvernement. Bien que Bahra soit habilité à appeler à un vote, il a choisi de transférer la question à la commission politique, suscitant une réaction de Mustafa, qui a jugé cette démarche contraire aux règles internes.

    Réunion pour résoudre les conflits

    Une réunion a eu lieu le 10 septembre entre des représentants de la Jabha al-Chamia et d’autres factions, durant laquelle la Jabha a fait valoir la nécessité d’une solution modérée pour éviter une escalade des tensions. Les discussions ont également porté sur les conditions nécessaires pour introduire un vote de retrait de confiance, où il est précisé que 20 % des membres de la coalition doivent signer pour que la question soit posée.

    Réactions à la situation

    Le directeur du bureau de presse de la Jabha al-Chamia, Malik Ahmad, a indiqué que l’étape de cette réunion visait à traiter les problèmes administratifs ayant conduit à des manifestations réclamant le départ du Premier ministre. Il a ajouté que la réponse de Mustafa, face à la mise en évidence de ses échecs, avait été de formuler de fausses accusations contre plusieurs groupes révolutionnaires.

    Vers une stabilité politique

    Enfin, la Turquie a de nouveau réaffirmé la nécessité d’appréhender les défis actuels lors d’une réunion récente avec des représentants de la coalition nationale et des services de renseignement turcs. La nécessité de fonctionner de manière cohésive et d’éviter une escalade des tensions a été soulignée, tout en mettant en avant les efforts du président de la commission de négociation, Badr Jamous, pour alléger les tensions entre les différentes factions.

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