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    Ukraine met la pression sur l’agresseur et surprend la Russie à Kursk

    Ukraine met la pression sur l’agresseur et surprend la Russie à Kursk

    Les forces armées ukrainiennes ont lancé une attaque surprise dans le sud-ouest de la Russie, au cours de la semaine dernière, revendiquant presque autant de territoire que les forces russes n’en ont pris en Ukraine depuis le début de l’année.

    Le commandant en chef ukrainien, Oleksandr Syrskii, a déclaré que les forces de Kyiv contrôlaient environ 1 000 km² dans la région de Kursk en Russie, six jours après le début de l’offensive.

    L’Institut pour l’étude de la guerre, un groupe de réflexion basé à Washington, a estimé les avancées ukrainiennes à environ 800 km², basées sur des images satellite et des informations en source ouverte. Selon ses évaluations, les forces russes avaient occupé 1 175 km² de territoire ukrainien depuis janvier.

    Une incursion stratégique

    Cette incursion ukrainienne, réalisée avec des ressources limitées, alors que le pays se défend contre l’invasion à grande échelle de la Russie, est significative comparée à la tentative de la Russie d’ouvrir un nouveau front à Kharkiv en mai dernier, qui n’a avancé que de 6 à 10 km avant d’être stoppée.

    La sécurité fédérale russe (FSB) et les gardes-frontières de Kursk ont clairement été pris au dépourvu. Le 7 août, vingt-quatre heures après le début de l’offensive, une vidéo géolocalisée a montré des véhicules blindés ukrainiens à environ 10 km de la frontière. L’analyste militaire finlandais Emil Kastehelmi a estimé qu’ils avaient pénétré au moins deux lignes défensives russes.

    Les réactions russes face à l’incursion

    Les autorités russes ont également été prises au dépourvu. Bien que des milices anti-Kremlin aient mené des escarmouches frontalières depuis l’Ukraine à deux reprises durant la guerre, l’armée ukrainienne avait jusqu’à présent évité de provoquer la Russie par une invasion terrestre.

    Au départ, le ministère russe de la Défense a annoncé qu’il s’agissait d’un autre raid par des irréguliers russes, mais a ensuite retiré cette affirmation, supprimant un post officiel sur les réseaux sociaux. Le président russe, Vladimir Poutine, a qualifié l’incursion de « provocation à grande échelle », plutôt que d’invasion.

    Les avancées ukrainiennes

    Ce n’est que vendredi, trois jours après le début des combats, que le ministère russe de la Défense a annoncé avoir envoyé des systèmes de roquettes supplémentaires et des véhicules chenillés pour défendre Kursk. Samedi, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a reconnu que des troupes ukrainiennes étaient responsables de l’incursion.

    Dans une allocution, il a déclaré : « La Russie a amené la guerre chez les autres, maintenant elle revient chez elle. L’Ukraine a toujours voulu la paix, et nous allons définitivement assurer la paix. »

    Par ailleurs, Zelenskyy a indiqué que les forces ukrainiennes « contrôlaient » 74 localités à Kursk, ce qui signifie probablement des villes et des établissements. Des vidéos géolocalisées ont montré qu’elles se trouvaient jusqu’à 24 km à l’intérieur de la Russie, le long d’un front large de 40 km.

    La stratégie ukrainienne et ses implications

    Peu de détails ont émergé concernant les tactiques ukrainiennes, mais des journalistes russes ont mentionné de petites unités blindées ukrainiennes utilisant des « tactiques de raid » derrière les fortifications russes, avant de se retirer et de laisser de plus grandes forces consolider les gains.

    Zelenskyy a déclaré que la Russie avait bombardé la région de Sumy depuis Kursk 2 100 fois depuis juin, précisant que « c’était une question de sécurité purement pour nous ». Les autorités militaires ukrainiennes continuent de souligner les menaces nouvelles, notamment les nouvelles munitions aériennes que la Russie a commencé à utiliser.

    Conséquences et stratégies futures

    Pour savoir si l’Ukraine a l’intention de conserver ce terrain, les analyses suggèrent qu’il serait peu probable qu’elle veuille maintenir une grande incursion pendant des mois. Selon des experts militaires, l’objectif pourrait être de frapper le prestige et le moral russes tout en renforçant le moral ukrainien après des mois de défense.

    Un porte-parole de la Maison Blanche a affirmé que la guerre était celle de Poutine contre la Russie, et qu’il y aurait une solution simple s’il n’aimait pas la situation actuelle : « Il n’a qu’à quitter l’Ukraine et à mettre un terme à cette guerre ».

    La situation en cours semble également complexifiée par les incursions et les frappes ukrainiennes ciblées contre les infrastructures militaires russes, qui continuent à avoir un impact sur les opérations militaires russe.

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