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Mercredi 14 octobre 2026 Mis à jour à 0 h 42

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La France face à la destruction de contraceptifs américains

Par Sara 1 min de lecture France, USA, Belgique

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La situation est préoccupante alors que les États-Unis s’apprêtent à détruire un vaste stock de contraceptifs féminins stockés dans un entrepôt belge. Cette décision, jugée « insensée », suscite l’impuissance de la France, qui a exprimé vendredi son regret de ne disposer d’« aucun moyen » d’action. Selon le ministère de la Santé, il n’existe pas de base juridique permettant l’intervention d’une autorité sanitaire européenne, y compris de l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM), pour récupérer ces dispositifs médicaux.

Un stock de contraceptifs sous menace

Ces contraceptifs, destinés principalement aux femmes vivant en Afrique subsaharienne, proviennent de contrats passés par l’USAID, l’agence américaine pour le développement international, sous la présidence de Joe Biden. La valeur totale du stock est estimée à près de 9,4 millions d’euros.

Un lieu d’incinération incertain

Les stérilets et implants stockés devaient être incinérés « à la fin juillet » en France par une entreprise spécialisée dans la destruction des déchets médicaux. Cependant, cette information n’a pas pu être confirmée par l’AFP à ce stade. Le ministère de la Santé français n’a pas non plus été en mesure de fournir des informations sur le lieu d’incinération.

Des tentatives de sauvetage infructueuses

Plusieurs organisations internationales engagées dans la question de la contraception ont tenté, sans succès, d’acheter et de reconditionner ces stocks de contraceptifs auprès de l’administration américaine. De son côté, la Belgique a annoncé avoir pris des mesures diplomatiques pour éviter la destruction de ces produits, explorant toutes les « pistes possibles ».

Appel à l’action

Sarah Durocher, présidente du planning familial, a déclaré à l’AFP : « Nous avons été informés d’un début de déstockage de ces cartons de contraceptifs, mais nous ignorons où se trouvent les camions et s’ils sont arrivés en France. Nous appelons toutes les entreprises d’incinération à s’opposer à cette décision insensée. »

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