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    Vitesse réduite sur le périphérique parisien : enjeux et controverses

    Vitesse réduite sur le périphérique parisien : enjeux et controverses

    A partir du mardi 1er octobre, la mairie de Paris mettra en œuvre une nouvelle mesure visant à abaisser la vitesse maximale du périphérique parisien de 70 à 50 km/h. Cette décision, qui fait débat, a été promise par Anne Hidalgo et son colistier David Belliard lors de la campagne pour les élections municipales de 2020, dans l’objectif de transformer le périphérique en « un boulevard urbain apaisé ».

    Une route à fort enjeu

    Le périphérique parisien, long de 35 km et géré par la ville, supporte près de 1,2 million de déplacements quotidiens, selon une étude des cabinets Kisio et Roland Berger. La mesure d’abaissement de la vitesse suscite de vives critiques, notamment de la part de l’ex-ministre des Transports, Clément Beaune, qui a exprimé son désaccord sur cette initiative, considérant qu’elle n’était pas favorable à court terme.

    Impact sur les usagers non-parisiens

    De nombreux critiques évoquent le fait que cette décision pourrait nuire aux usagers non-parisiens. Othman Nasrou, vice-président LR de la région Île-de-France, a souligné que 80 % des usagers du périphérique ne résident pas à Paris. Selon Philippe Nozière, président de l’association 40 millions d’automobilistes, cette initiative pénaliserait ceux qui dépendent de leur véhicule pour leurs trajets quotidiens. Une enquête régionale a également confirmé que 80 % des usagers du périphérique habitent en dehors de Paris.

    Arguments pour et contre la mesure

    Réduction du bruit : un des principaux enjeux

    La mairie de Paris avance que cette mesure vise à réduire la pollution sonore pour les 500 000 habitants vivant à proximité du périphérique. David Belliard cite une étude canadienne suggérant que la proximité de grands axes routiers augmente le risque de démence, faisant des nuisances sonores un sujet de santé publique important.

    Une absence d’études d’impact

    Les critiques soulignent le manque d’études d’impact sur l’évolution de la circulation et du trafic. L’association 40 millions d’automobilistes insiste sur le fait qu’aucune étude n’a été menée pour évaluer les conséquences de cette mesure. La mairie de Paris n’est cependant pas obligée de réaliser une étude d’impact avant de prendre cette décision, bien que le soutien de l’État soit nécessaire pour gérer les radars automatiques.

    Risques de congestion

    Les conséquences sur la fluidité du trafic sont également remises en question. Alors que certains, comme Valérie Pécresse, prévoient une congestion accrue avec les voitures se détournant vers les petites rues, d’autres, comme David Belliard, estiment que l’abaissement de la vitesse pourrait en fait améliorer la fluidité du trafic, en réduisant les variations d’accélération et de décélération.

    Pollution : quel impact réel ?

    La relation entre la vitesse et la pollution est complexe. Bien que la mairie de Paris espère une réduction des émissions grâce à cette mesure, il est souligné que le trafic, le type de véhicule et la congestion sont des facteurs déterminants de la qualité de l’air. L’Ademe a indiqué que la simple réduction de la vitesse ne suffira pas nécessairement à améliorer la qualité de l’air, sauf pour les véhicules plus anciens.

    Enjeux liés à la sécurité routière

    Un autre aspect soulevé par cette mesure est la sécurité routière. L’abaissement de la vitesse pourrait potentiellement réduire le nombre d’accidents. Les statistiques montrent une diminution des accidents sur le périphérique à 70 km/h, tandis que des pays comme la Suisse et le Danemark ont enregistré une baisse des accidents suite à des mesures similaires d’abaissement de la vitesse.

    La situation sur le périphérique parisien continue de susciter des débats passionnés, réunissant à la fois partisans et opposants à cette politique de circulation.

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