L’Union européenne envisage d’inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste des organisations terroristes de l’UE, lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères. Selon Kaja Kallas, «Je m’attends également à ce que nous convenions d’inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste des organisations terroristes» de l’UE, a-t-elle affirmé peu avant le début d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne. «Si vous agissez en terroriste, vous devez aussi être traité comme tel», a-t-elle ajouté devant la presse. La France a annoncé mercredi qu’elle était désormais prête à prendre sa décision, et l’Italie avait évoqué une proposition similaire. L’Iran a mis en garde contre des «conséquences destructrices» si l’UE décidait de cette inscription.

Dans l’UE, décision attendue sur les Gardiens de la Révolution
La discussion se tient autour d’une éventuelle inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Kaja Kallas a réaffirmé l’orientation des discussions et a laissé entendre que la décision pourrait intervenir à l’issue de ce cycle de délibérations, d’autant que la France et l’Italie ont activement pesé sur le dossier. Le bras armé idéologique de la République islamique est considéré par les droits humains comme responsable d’une répression meurtrière du mouvement iranien.
Quelque 21 entités et individus parmi lesquels de hauts responsables des Gardiens vont être ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel des avoirs dans l’Union européenne. Des sanctions vont également être décidées à l’encontre d’une dizaine d’individus et d’entités en Iran, accusés d’aider la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, grâce à la fourniture de drones ou de missiles.
La France a indiqué qu’elle était prête à prendre sa décision, et l’Italie avait déjà évoqué la possibilité de proposer l’inscription lors de la session. L’Iran a réaffirmé ses avertissements, évoquant des conséquences destructrices si l’UE allait jusqu’à l’inscription et appelant à des réactions coordonnées dans les États membres.
Réactions et implications des sanctions
Dans ce cadre, la coalition européenne cherche à démontrer une cohérence face à l’utilisation d’équipements fournis par ces acteurs, et à répondre à la répression interne en Iran sans compromettre les liens diplomatiques avec Téhéran. Des responsables européens soulignent que l’objectif est de renforcer l’efficacité des mesures punitives tout en limitant les répercussions humaines et économiques pour les populations concernées.
«L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. De son côté, Kaja Kallas a rappelé que «D’autres vont être décidées jeudi» pour compléter le paquet de sanctions. L’Iran a réagi en avertissant de «conséquences destructrices» si l’UE persévérait dans cette direction, et les annonces se multiplient à l’approche de la date limite.