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    Prix du pétrole très instables après les frappes contre l’Iran

    États-Unis, Israël, Iran, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Irak, Corée du Sud, Thaïlande, Bangladesh, Pakistan

    Les prix du pétrole ont connu des oscillations spectaculaires cette semaine, alors que les acteurs des marchés peinent à interpréter des signaux contradictoires liés aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Entre annonces effacées, démentis officiels et rumeurs sur le transit maritime, la volatilité est devenue la norme et pèse sur les perspectives d’approvisionnement mondial.

    Fluctuations spectaculaires des cours

    Le Brent, référence internationale, a chuté mardi de 17 % pour passer sous la barre des 80 dollars le baril, avant de remonter près de 90 dollars après la publication d’une information sur le réseau X par le secrétaire américain à l’Énergie, rapidement supprimée ensuite.

    Cette annonce affirmait que la Marine américaine avait escorté un pétrolier à travers le détroit d’Hormuz. Toutefois, la porte-parole de la Maison-Blanche a par la suite indiqué qu’aucun escorte armé n’avait eu lieu, alimentant l’incertitude et les mouvements brusques des cours.

    Les prix ont de nouveau reculé mercredi matin après la parution d’informations selon lesquelles l’Agence internationale de l’énergie envisageait la plus grande libération de réserves stratégiques de son histoire pour stabiliser l’offre. À 02:00 GMT, les contrats sur le Brent restaient sous les 85 dollars le baril.

    Détroit d’Hormuz : une perturbation majeure de l’offre

    Les tensions ont entraîné une quasi-paralysie du trafic dans le détroit d’Hormuz, par lequel transite environ un cinquième de l’approvisionnement pétrolier mondial. En conséquence, plusieurs producteurs de la région ont réduit leur production, accentuant la pression sur des stocks déjà contraints.

    Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït et Irak ont été contraints d’abaisser leurs sorties, tandis que les capacités de stockage se remplissent rapidement. Ces facteurs expliquent pourquoi les prix ont parfois bondi jusqu’à près de 120 dollars le baril, avant de corriger ; ils restent néanmoins environ 17 % plus élevés qu’avant les frappes du 28 février.

    Par ailleurs, la menace de mines marines et d’autres attaques contre des infrastructures énergétiques a conduit le Pentagone à frapper des dizaines de navires présumés impliqués dans le minage près du détroit, intensifiant encore le climat d’incertitude.

    Répercussions économiques et mesures prises

    Une hausse durable des cours aurait des retombées significatives pour l’économie mondiale : elle se traduirait par une augmentation des coûts de la vie et freinerait la croissance. Selon des estimations d’institutions internationales, chaque augmentation de 10 % du prix du pétrole se traduit par une hausse de l’inflation et un léger recul du PIB.

    Face à la flambée des prix, plusieurs pays consommateurs ont déjà pris des mesures pour protéger les ménages. Parmi eux figurent des plafonnements tarifaires et des dispositifs de rationnement mis en place en Corée du Sud, en Thaïlande, au Bangladesh et au Pakistan.

    Sur le plan politique, les déclarations de responsables américains sur la possible intervention de la Marine pour maintenir le passage ouvert et les propos contradictoires sur la durée du conflit ont contribué à l’instabilité des anticipations. Comme l’ont souligné des observateurs du marché, l’escorte occasionnelle d’un navire ne change pas fondamentalement l’équation d’offre lorsqu’une centaine de bâtiments transitent habituellement chaque jour.

    Perspectives et incertitudes

    Les marchés restent sur des charbons ardents : ils tentent de déterminer si le flux global de pétrole pourra revenir à des niveaux normaux ou si la perturbation sera prolongée. Tant que les menaces en mer et les frappes sur les installations énergétiques se poursuivront, le risque géopolitique continuera de se traduire par une volatilité marquée des prix du pétrole.

    En attendant, les opérateurs surveillent de près toute décision relative à l’ouverture de réserves et les déclarations des principaux acteurs politiques et militaires, qui pourront à tout moment influer fortement sur la tendance des marchés.

    source:https://www.aljazeera.com/economy/2026/3/11/oil-prices-swing-wildly-amid-mixed-messages-over-iran-war

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