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    Trump face à la crise humanitaire à Gaza : un rôle limité et controversé

    Palestine, Israël, États-Unis

    Alors que la famine emporte chaque jour des vies palestiniennes dans le secteur de Gaza, la gestion israélienne des aides humanitaires comme levier de pression « dure et erronée » suscite une vive inquiétude. L’attention se tourne vers la manière dont le président américain Donald Trump va réagir face à cette situation dramatique, dans un contexte où les appels à un assouplissement du blocus se font pressants.

    Une influence américaine incertaine sur Israël

    Le correspondant du journal Haaretz à Washington, Ben Samuels, s’interroge sur la capacité de Donald Trump à utiliser son influence considérable sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu afin de permettre un flux accru d’aide humanitaire vers Gaza. Plusieurs questions se posent :

    • Trump fera-t-il pression sur Israël pour qu’il autorise l’acheminement des secours ?
    • Demandera-t-il officiellement l’arrêt de la réoccupation de Gaza, que ce soit par voie officielle, sur sa plateforme Truth Social ou via les médias ?

    Ces incertitudes reflètent une attente palpable face à un président dont le rôle dans la crise demeure flou.

    Un bilan mitigé pour Trump

    La situation humanitaire s’aggrave à Gaza tandis que plus de vingt prisonniers israéliens sont encore détenus par le Hamas, souvent utilisés comme monnaie d’échange. Selon l’auteur, Trump a échoué à mobiliser efficacement son office pour provoquer un changement concret sur le terrain :

    • Il n’a pas accéléré l’arrivée des aides humanitaires indispensables.
    • Il n’a pas réussi à empêcher la réoccupation militaire du territoire.

    Récemment, Trump a reconnu l’existence d’une famine et a permis à son envoyé spécial Stephen Wittkoff ainsi qu’à l’ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee de visiter les sites de distribution d’aide de Gaza soutenus par les États-Unis.

    Un schéma répétitif

    Pour Ben Samuels, les annonces américaines de mécontentement à l’égard des opérations israéliennes et les promesses de pression restent un spectacle récurrent depuis le début du conflit. Il évoque :

    • Des fuites stratégiques et des reportages exagérés sur le mécontentement de Washington.
    • Des pressions imminentes qui ne se concrétisent jamais.
    • Un usage fréquent d’anonymat par les officiels américains pour exprimer leur colère.

    L’article passe en revue l’implication de Trump dans les enjeux liés à Gaza, depuis les négociations de cessez-le-feu entamées avant sa prise de fonction jusqu’à ses déclarations virulentes envers Israël concernant les accords avec l’Iran.

    L’auteur le décrit comme un opportuniste qui s’attribue le mérite des succès et rejette la responsabilité des échecs sur autrui.

    Des responsabilités partagées et un avenir incertain

    Alors que les négociations de cessez-le-feu peinent, l’administration Trump tient le Hamas pour responsable de l’impasse, ignorant les changements constants des objectifs de Netanyahu. Trump a récemment qualifié la crise à Gaza de « problème israélien » et souligné que la décision de réoccuper le territoire appartient entièrement à Netanyahu, malgré les critiques internes et internationales massives.

    Une aide humanitaire sous tension

    Le président américain continue de promouvoir la Fondation Gaza Humanitaire et de soutenir l’ouverture de nouveaux centres de distribution, malgré les avertissements sur les risques encourus par les Palestiniens. Par ailleurs :

    • Il délègue la responsabilité d’améliorer la distribution des aides aux pays arabes.
    • Il ravive l’idée controversée du déplacement massif des Palestiniens vers des régions comme la terre de Somalie.

    Ben Samuels conclut en appelant à la prudence face aux annonces d’engagements américains. Il recommande d’attendre des mesures tangibles de la part de Washington avant de croire en un réel effort pour résoudre la crise humanitaire à Gaza, mettre fin au conflit et obtenir la libération des prisonniers.

    source:https://www.aljazeera.net/politics/2025/8/11/%d9%87%d8%a2%d8%b1%d8%aa%d8%b3-%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d9%85%d8%a8-%d9%84%d9%86-%d9%8a%d9%86%d9%82%d8%b0-%d8%a7%d9%84%d9%81%d9%84%d8%b3%d8%b7%d9%8a%d9%86%d9%8a%d9%8a%d9%86-%d8%a3%d9%88

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