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Délai prolongé pour la France sur son déficit public

Par Sophie 2 min de lecture France

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La France face à un défi de déficit public

Cible d’une procédure pour déficit public excessif, la France devra soumettre à la Commission européenne un ensemble de mesures correctrices d’ici la fin octobre. Ce délai a été accordé suite à une demande de Paris, permettant ainsi à Michel Barnier, le nouveau Premier ministre, de respirer un peu en cette période complexe.

Un délai crucial accordé par Bruxelles

Initialement fixé au 20 septembre, le calendrier pour la présentation du plan de réduction du déficit s’est avéré impossible à respecter, étant donné que le pays ne disposait pas encore de gouvernement. Grâce à des discussions avec les autorités européennes, la France bénéficie donc d’un mois supplémentaire pour élaborer sa stratégie.

Une situation alarmante pour les finances publiques

Malheureusement, les perspectives financières restent sombres. Le déficit total des collectivités pourrait atteindre 5,6 % du produit intérieur brut (PIB) cette année et frôler les 6 % d’ici 2025, comme l’indique une note du Trésor publiée en juillet. Les prévisions d’atteindre l’objectif officiel de moins de 3 % en 2027 semblent de plus en plus irréalistes. David Amiel, député macroniste, soutient qu’il serait préférable de viser 2029 pour retrouver un équilibre budgétaire et rassurer à la fois Bruxelles et les marchés financiers.

Des mesures à valider par une Assemblée divisée

Le gouvernement doit maintenant jongler entre l’implémentation de réformes suffisamment robustes pour assainir les finances et l’obtention de l’aval d’une Assemblée nationale fortement polarisée. Laurent Saint-Martin, le nouveau ministre du budget, a promis des « choix forts » concernant la réduction des dépenses publiques.

Les impôts au cœur des discussions

Michel Barnier a récemment évoqué, lors d’une interview sur France 2, la possibilité d’augmenter les impôts pour les plus fortunés et certaines grandes entreprises. Cette proposition a été accueillie par Patrick Martin, président du Medef, qui est prêt à discuter de telles augmentations, sous réserve qu’elles n’affectent pas négativement l’investissement et la création d’emplois, conditions jugées essentielles pour la dynamisation de l’économie.

Le défi du déficit public est donc immense, mais il constitue également une occasion pour le gouvernement de mettre en œuvre des réformes nécessaires pour la viabilité économique de la France à long terme.

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