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    Les pays arabes rejettent le projet de déplacement des Palestiniens

    Les pays arabes rejettent le projet de déplacement des Palestiniens

    Six pays arabes ont exprimé, lors d’une réunion tenue au Caire le 1er février, leur rejet des propositions visant à « déplacer les Palestiniens » de leurs terres, quelles que soient les circonstances. Cette réunion a rassemblé les ministres des Affaires étrangères de l’Égypte, de la Jordanie, des Émirats Arabes Unis, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, ainsi que le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine et le secrétaire général de la Ligue arabe.

    Réaction aux déclarations de Donald Trump

    Cette rencontre fait suite à l’appel du président américain Donald Trump visant à déplacer les habitants de la bande de Gaza vers l’Égypte et la Jordanie. Dans leur déclaration finale, les six pays arabes ont exhorté l’administration Trump à œuvrer en faveur d’une solution définitive à la question palestinienne et au conflit arabo-israélien, selon le principe de « la solution à deux États », qui pourrait permettre un paix durable et juste au Moyen-Orient.

    Historique des tentatives de déplacement

    Le sujet du « déplacement des Palestiniens » n’est pas nouveau dans le cadre d’un conflit qui dure depuis plus de sept décennies entre les Arabes et Israël, qui occupe l’ensemble des terres palestiniennes et le plateau du Golan. Depuis 1948, des tentatives de déplacement des Palestiniens ont été menées, tant par l’État d’occupation qu’à travers d’autres pays, chaque phase du conflit visant à menacer l’existence palestinienne sur leur terre, souvent justifiée par des raisons sécuritaires ou politiques.

    Les conséquences de la guerre de 1948 et des conflits ultérieurs

    Lors de la guerre de 1948, environ 750 000 Palestiniens ont été déplacés en raison des actions militaires des groupes liés au sionisme, entraînant la destruction de centaines de villages palestiniens. Malgré cela, la question des réfugiés palestiniens demeure une problématique humanitaire et politique internationale majeure, rejetée par la communauté internationale. La résolution 194 des Nations Unies a affirmé le droit des réfugiés palestiniens de retourner chez eux, un droit qui n’a toujours pas été appliqué.

    Les événements de 1967 et les appels au déplacement

    Après la guerre des Six Jours en 1967, où Israël a occupé la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est, environ 245 000 Palestiniens ont été déplacés vers la Jordanie, et 11 000 de Gaza vers l’Égypte. Des appels au déplacement des Palestiniens ont également émergé dans les années 1980, notamment de la part de certains politiciens israéliens, ce qui a suscité de vives critiques au niveau international.

    Les initiatives de paix et le refus du déplacement

    Les accords d’Oslo de 1993 ont réaffirmé que la résolution de la question palestinienne devait passer par des négociations et non par le « déplacement ». La Ligue arabe a proposé en 2002 une initiative de paix garantissant la création d’un État palestinien reconnu sur les frontières de 1967, et le retour des réfugiés, en échange de la normalisation des relations avec Israël. Cependant, cette proposition a été catégoriquement rejetée par Israël.

    Réaction des dirigeants arabes

    Face à la proposition de Trump de déplacer les Palestiniens, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré que l’Égypte ne participerait pas à un tel déplacement, le qualifiant de « tragédie historique ». Il a souligné que la situation actuelle est le résultat d’un échec à résoudre la question palestinienne. De son côté, le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a affirmé que la position de la Jordanie concernant le déplacement des Palestiniens reste inchangée, insistant sur le fait que la solution doit être trouvée en Palestine.

    Perspectives futures et enjeux de la paix

    Bien que Trump envisage des sanctions économiques contre les pays qui rejettent ses propositions, le soutien de pays alliés comme l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats Arabes Unis pourrait encourager le dialogue avec Washington. Une utilisation judicieuse des intérêts communs et des demandes internationales pour résoudre le conflit arabo-israélien pourrait amener Trump à envisager un changement de cap vers des négociations.

    Conclusion sur la position arabe

    Les positions des pays arabes contre le déplacement des Palestiniens, tel que proposé par Trump, témoignent d’une unité fondée sur des références juridiques et politiques. Cette opposition souligne que la résolution de la question palestinienne doit passer par des négociations respectant le droit des Palestiniens à vivre sur leur terre. Le message de cette position a clairement été transmis à la Maison Blanche et au gouvernement israélien.

    source:https://www.aljazeera.net/opinions/2025/2/13/%d8%aa%d9%87%d8%ac%d9%8a%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d9%81%d9%84%d8%b3%d8%b7%d9%8a%d9%86%d9%8a%d9%8a%d9%86-%d9%88%d8%a7%d9%84%d9%85%d9%88%d9%82%d9%81-%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%b1%d8%a8%d9%8a

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