Le sommet du G7 s’ouvre lundi 15 juin 2026 à Évian-les-Bains, en Haute-Savoie, pour trois jours de travaux des dirigeants des sept grandes puissances. Le Monde précise qu’un dispositif sécuritaire de 16 000 gendarmes et policiers est déployé autour de la ville, formant une « bulle sécuritaire » d’une ampleur inédite pour ce type de sommet organisé en France.
À la veille de l’ouverture, la contestation s’est donné rendez-vous de l’autre côté de la frontière : Le Dauphiné Libéré rapporte qu’environ 25 000 manifestants ont défilé dimanche dans les rues de Genève à l’appel de la coalition « No-G7 », rejointe par plusieurs mouvements altermondialistes, écologistes et syndicaux.
Une « bulle sécuritaire » de 16 000 forces de l’ordre
Le Monde décrit un dispositif centré sur Évian-les-Bains, avec 16 000 gendarmes et policiers mobilisés, soit l’un des plus grands rassemblements de forces de l’ordre organisés en France pour un événement international. Ce déploiement vise à sécuriser le périmètre des rencontres bilatérales, des séances plénières et les déplacements des délégations, sur les rives françaises du Léman.
La mobilisation, selon Le Dauphiné Libéré, s’étend au-delà du seul périmètre officiel : contrôles aux frontières, restrictions de circulation sur la départementale menant à Évian, et surveillance renforcée dans les communes voisines.
Genève, épicentre de la contestation
Dimanche, la coalition « No-G7 » a rassemblé dans les rues de Genève, côté suisse, plusieurs milliers de personnes — Le Dauphiné Libéré avance le chiffre d’environ 25 000 participants. RFI souligne que la tenue même du sommet est contestée par une partie de la société civile, qui dénonce à la fois le format du G7, son impact écologique et l’absence de la Russie suspendue depuis 2014.
Le choix de Genève, côté suisse, plutôt qu’Évian côté français, s’explique par la tradition helvétique d’accueil des manifestations internationales, et par le souci des organisateurs d’éviter une jonction immédiate entre la contestation et le dispositif sécuritaire français.
Trois jours pour traiter des sujets internationaux
Le G7 se tient du 15 au 17 juin. Les chefs d’État et de gouvernement des sept économies avancées — États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Japon et Canada — doivent aborder plusieurs dossiers internationaux, dont le soutien à l’Ukraine, les relations avec la Chine, la sécurité énergétique et la régulation de l’intelligence artificielle.
La présidence française du G7, qui s’étend sur l’année 2026, a déjà préparé plusieurs initiatives bilatérales, dont certaines seront annoncées en marge du sommet, à Évian et à Genève pour les événements périphériques.
Ce qu’il faut suivre lundi
L’ouverture officielle lundi 15 juin sera marquée par la photo de famille des dirigeants et la première séance de travail. Il faudra également observer le ton des premières déclarations sur la situation en Ukraine et au Moyen-Orient, dans un contexte international marqué par le récent accord de paix annoncé entre les États-Unis et l’Iran.
Sources
- Le Monde — À Évian, le sommet du G7 placé sous une « bulle sécuritaire » de 16 000 gendarmes et policiers (14 juin 2026)
- RFI — G7 à Évian : un sommet sous haute sécurité dont la tenue est contestée (14 juin 2026)
- Le Dauphiné Libéré — G7 à Évian : des milliers de manifestants attendus à Genève (14 juin 2026)
