More

    La thérapie parent-enfant pourrait prévenir des maladies graves après un trauma

    La thérapie parent-enfant pourrait prévenir des maladies graves après un trauma

    Une étude récente menée par l’Université de Californie, San Francisco, a montré que les séances de psychothérapie impliquant à la fois les parents et les enfants ayant subi un trauma ne contribuent pas seulement à améliorer la santé mentale, mais aussi à favoriser la santé physique. L’idée principale est que « en soignant les relations, on protège également la santé ».

    Les bénéfices de la psychothérapie

    Selon cette recherche publiée dans Psychological Science, la psychothérapie parent-enfant pourrait non seulement apporter un plus grand bien-être mental chez les enfants, mais également offrir des avantages biologiques tout en réduisant le risque de maladies telles que l’obésité, le cancer et les maladies cardiaques.

    Pour évaluer l’efficacité de la psychothérapie, les chercheurs ont analysé deux groupes d’enfants âgés de 2 à 6 ans ayant vécu des événements traumatisants. Le premier groupe, composé de 45 enfants, a participé à des séances de psychothérapie avec un parent, tandis que le second groupe, regroupant 110 enfants, n’a pas bénéficié de ce type de traitement.

    Une étude révélatrice

    Avant le début des thérapies, les deux groupes présentaient des taux similaires d’accélération de l’âge biologique. Toutefois, à l’issue de l’étude, les enfants ayant suivi des séances de thérapie ont montré une réduction de l’accélération de l’âge par rapport à ceux qui n’avaient pas reçu de traitement. Bien que la différence ne soit pas significative, elle pourrait avoir des implications importantes pour la santé à long terme.

    Des recherches antérieures avaient déjà mis en lumière les bénéfices psychologiques des traitements conjoints pour les parents et les enfants face aux traumatismes, mais c’est la première fois que ces approches sont liées à des avantages biologiques.

    Promouvoir la santé des enfants

    Les résultats de l’étude soulignent l’importance d’assurer l’accès à des thérapies conjointes parent-enfant pour les familles ayant traversé des traumatismes. Cela viserait à améliorer non seulement la santé mentale, mais aussi physique des enfants.

    La docteure Nicole Bush, psychologue et co-auteur de l’étude, a souligné que ces découvertes renforcent le besoin de politiques et d’interventions de santé ciblées, prenant en compte aussi bien les effets psychologiques que biologiques des traumatismes infantiles.

    Une population à risque

    Un autre point important de l’étude est que plus de 80 % des enfants du groupe de traitement et deux tiers du groupe de comparaison venaient de familles d’origine latino-américaine, qui, pour des raisons sociales et économiques, sont souvent plus exposées à des traumatismes que les familles blanches à revenus plus élevés.

    La docteure Alicia Lieberman, directrice du Child Trauma Research Program de l’UCSF et conceptrice du programme de psychothérapie, a noté que les participants à l’étude avaient des niveaux de traumatismes supérieurs à ceux généralement observés chez les enfants de leur âge, rendant les résultats encore plus pertinents.

    Les atouts de la thérapie parent-enfant

    La thérapie parent-enfant, également connue sous le nom de Child-Parent Psychotherapy (CPP), utilise des jeux et des visuels pour aider les enfants à traiter leurs émotions et leurs pensées liées à leurs expériences traumatiques. Simultanément, elle aide les parents à comprendre comment le comportement de leurs enfants est lié à ces expériences.

    Les psychothérapeutes s’efforcent d’améliorer le lien entre parent et enfant en favorisant des interactions sociales positives. Lieberman explique que lorsque parent et enfant ont subi un traumatisme ensemble, les effets de celui-ci peuvent être amplifiés et perdurer pendant des années.

    La thérapie vise donc à guérir la relation tout en traitant les blessures psychologiques. « Les relations sont la clé de la santé, dès le plus jeune âge », affirme Lieberman.

    Interventions précoces essentielles

    Cette étude souligne l’importance d’interventions précoces, de préférence avant l’âge de cinq ans, période cruciale pour le développement du cerveau de l’enfant. Cela permettra non seulement de renforcer la relation parent-enfant, mais aussi d’aider chacun à traiter ses propres traumatismes.

    Les auteurs de l’étude espèrent que ces résultats inciteront les décideurs et les professionnels de la santé à reconnaître l’importance des thérapies familiales, comme alternative aux traitements médicamenteux pour traiter les traumatismes familiaux.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Actualités

    L’acteur de Friends, Matthew Perry, décède à 54 ans

    "Matthew Perry, célèbre pour son rôle de Chandler Bing dans Friends, décède à 54 ans. Acteur très apprécié, sa mort suscite l'émotion mondiale."

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge selon un expert militaire

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge pour contrer les Houthis au Yémen, une manœuvre vue comme une démonstration de force envers l'Iran.

    Le Retour de Microsoft avec Bing et Edge : Une Menace pour Google ?

    Depuis moins de trois mois, ChatGPT a déjà créé...

    L’affaire des SMS entre Pfizer et la Commission européenne : ce qu’il faut savoir

    En avril 2021, le New York Times a révélé...

    Banque suisse : Credit Suisse en chute libre après la faillite de la SVB

    L'action de Credit Suisse a dévissé de plus de...

    Hébron : des blessés palestiniens lors d’attaques de l’armée et de colons sionistes

    Dix Palestiniens ont été pris en charge à Hébron. D’autres incidents, arrestations et sièges de maisons ont été signalés en Cisjordanie.

    Syrie : une enquête annoncée après l’hospitalisation de Mohamed Ghmira

    Les autorités de Lattaquié annoncent une enquête après l’hospitalisation de Mohamed Ghmira. Le cas d’Abd al-Salam Akko ravive aussi le débat sur les détenus en Syrie.

    Liban : 11 morts après des frappes de l’État sioniste dans le Sud

    L’armée de l’État sioniste affirme avoir tué un commandant du Hezbollah. Les frappes de samedi ont fait 11 morts et 19 blessés, d’après le bilan rapporté.

    Iran : deux médiations en attente autour du détroit d’Ormuz

    Mascate travaille avec Téhéran sur l’organisation du trafic maritime, tandis qu’une initiative pakistanaise vise à rétablir un canal politique avec Washington.

    Syrie : des milliers de dounams agricoles endommagés à Quneitra

    La direction de l’agriculture de Quneitra évalue à plus de 4 800 dounams les pâturages, cultures d’hiver et vergers endommagés après des épandages signalés en janvier.

    Détroit d’Ormuz : condamnations du Golfe après trois attaques contre des navires d’ADNOC

    Trois navires d’ADNOC ont été visés dans le détroit d’Ormuz en deux soirs. Les pays du Golfe ont condamné les attaques.

    Gaza : une délégation du Hamas attendue au Caire pour discuter de l’accord

    Conduite par Khalil al-Hayya, une délégation du Hamas est attendue au Caire pour discuter de l’accord de cessez-le-feu à Gaza.

    Coupe du Roi d’Arabie saoudite : les 32es de finale lancent la 40e édition

    La Coupe du Roi d’Arabie saoudite lance ses 32es de finale sur quatre jours, avec 32 clubs engagés dans cette 40e édition.

    à Lire

    Categories