Quelque 785 navires marchands sont toujours immobilisés dans le golfe Persique, alors que le protocole d’accord signé entre l’Iran et les États-Unis vient d’être annoncé. La moitié d’entre eux sont des pétroliers ; l’autre moitié se répartit entre vraquiers, méthaniers et porte-conteneurs. À bord, entre 16 500 et 17 000 marins attendent de pouvoir reprendre la mer.
Un inventaire dressé par un spécialiste du fret maritime
L’estimation provient d’AXSMarine, entreprise spécialisée dans le suivi du fret maritime. Selon les données qu’elle a transmises à l’Agence de vérification de l’information de Radio France, 368 navires sont des pétroliers, 250 des vraquiers, 89 des porte-conteneurs et 32 des méthaniers. La société évalue à « entre 16 500 et 17 000 » le nombre de marins présents à bord de l’ensemble de la flotte immobilisée.
Un détroit stratégique rouvert en théorie, congestionné en pratique
Le protocole d’accord, paraphé ces derniers jours entre Washington et Téhéran, prévoit la réouverture progressive du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Mais les chiffres d’AXSMarine montrent que la reprise du trafic reste très limitée : la majorité des navires qui s’étaient réfugiés dans le golfe pour éviter les attaques durant la guerre au Moyen-Orient n’ont pas encore franchi le détroit.
Plusieurs médias ont confirmé la signature du protocole d’accord et ses implications pour la navigation : Les Échos, France 24 et Euronews ont rapporté le contenu du texte et la réouverture partielle annoncée par Donald Trump. Pour autant, les premiers franchissements de navires iraniens n’avaient pas encore, selon la presse spécialisée, retrouvé leur niveau d’avant le conflit.
Une question de cadence
L’accord ne suffit pas à régler mécaniquement la congestion. La sortie des 785 navires du golfe Persique suppose l’organisation des escales, la vérification des assurances, la reprise des contrats de fret et la levée effective des sanctions secondaires qui pesaient sur certaines cargaisons. Les ports de destination, en Asie et en Europe, doivent également absorber un afflux exceptionnel de pétroliers et de porte-conteneurs après plusieurs semaines de paralysie.
Tant que ces conditions ne sont pas réunies, les marins concernés restent confinés dans une zone redevenue officiellement navigable, mais où les rotations demeurent très en deçà du trafic habituel.
Sources
- franceinfo — « Détroit d’Ormuz : 785 navires sont toujours dans le golfe Persique après la signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran »
- Euronews — « Que prévoit l’accord entre les États-Unis et l’Iran »
- France 24 — « Ce que contient l’accord négocié entre l’Iran et les États-Unis »
- Les Échos — « Guerre au Moyen-Orient : l’accord-cadre avec l’Iran a été signé par Trump »
